Au cours des 17e et 18e siècles, les nombreuses transformations et l’expansion significative des activités du commerce engendrent la diversification des consommations et l’élargissement des aires commerciales. Ces phénomènes témoignent de l’amélioration des conditions de transport, d’une meilleure organisation des réseaux marchands et des ressources du capitalisme. Les images et la littérature autour du monde marchand se diversifient alors et transforment la perception que la société a de cette pratique et de ses acteurs (colporteurs, marchands ambulants, fabricants, grossistes, entrepreneurs, etc.). Si l’idéal du mercator sapiens (Caspar van Baerle, Athenaeum Illustre, 1632) se réalise progressivement et trouve au XVIIIe siècle son point d’aboutissement, l’opposition entre l’otium et le negotium continue à se modifier, la noblesse s’intéressant de plus en plus aux activités lucratives du grand commerce et de l’industrie. Comment les artistes perçoivent-ils ces transformations sociologiques qui propulsent sur le devant de la scène des personnages jusqu’alors souvent ignorés ?



