Le rapprochement entre guerre et théâtre semble s’imposer avec évidence : les métaphores « théâtre de guerre » et « théâtre des opérations » travaillent le langage courant, pour souligner tant le caractère stratégique du rapport entre la ruse et l’action guerrière que la forme spectaculaire de combats toujours envisagés au prisme de leur médiatisation possible. De fait, la guerre travaille le théâtre de la première modernité, qui est le lieu privilégié d’une réflexion sur les violences passées et présentes – celles des guerres civiles, européennes et coloniales, des sièges des guerres de Louis XIV, des guerres révolutionnaires.
Pour autant, la représentation de la guerre constitue à bien des égards une gageure pour la scène : le sujet constitue une source d’inspiration évidente pour ce théâtre, mais la « scène de guerre » proprement dite n’est sans doute pas, à ce jour, un topos dont on aurait délimité fermement les contours et les modalités dramaturgiques, du moins dans l’empan chronologique qui nous intéresse pour ce colloque.
Nous proposons donc de réfléchir sur les enjeux portés par les « scènes de guerre », en nous référant à la distinction proposée par David Lescot entre les représentations de « l’état de guerre » (les résonances politiques, humaines et sociales de la guerre) et celles de « l’action de guerre ». Ce sont ces dernières que nous voudrions soumettre à l’examen, afin de dégager leurs modalités dramaturgiques tout autant que les visées plurielles portées par les ressorts esthétiques mis en jeu.
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Les propositions de communication d’une vingtaine de lignes et accompagnées d’une courte bio-bibliographie sont à envoyer d’ici au 22 janvier 2024 aux quatre organisateurs aux adresses suivantes : rf.3ptnom-vinu@lacsap.enirehtac /rf.egnaro@nollissuorm / rf.3ptnom-vinu@lubmats.oel / rf.2senner-vinu@edaluet.enna