Deux publications consacrées à Jean-François Marmontel (1723-1799) viennent de paraître coup sur coup aux éditions Classiques Garnier :
- L’édition critique de lettres inédites adressées par Marmontel à Suzanne Necker de 1765 à 1787.
- Un volume collectif qui propose des « approches critiques renouvelées » de son œuvre.

Les Lettres de Marmontel à Suzanne Necker sont tirées des papiers de famille des d’Haussonville, héritiers des Necker.
Elles ont été exhumées et éditées par :
Blandine Poirier, autrice d’une thèse sur la pensée morale et politique de Germaine de Staël et Présidente de la Société des études staëliennes,
et Mathilde Havret, qui prépare une thèse de doctorat consacrée à Marmontel librettiste et théoricien de l’opéra,
avec la collaboration de Takouhie d’Haussonville.
« Ce massif épistolaire nous offre une riche plongée dans le Paris littéraire et artistique de la seconde moitié du siècle des Lumières » (4e de couverture).
Blandine Poirier et Mathilde Havret présenteront leur édition le lundi 30 mars 2026 dans le cadre du séminaire « Éditer les correspondances du XVIIIe siècle : histoire intellectuelle et éditoriale », organisé par Linda Gil à l’Université de Montpellier – Paul-Valéry.
Blandine Poirier étudie par ailleurs « l’atelier » épistolaire de Marmontel à partir du cas de cette correspondance, dans l’ouvrage collectif dirigé par Hélène Cussac, Magali Fourgnaud et Pierino Gallo, Jean-François Marmontel (1723-1799). Approches critiques renouvelées, issu du colloque organisé à Bordeaux en 2023 pour le tricentenaire de la naissance de l’auteur, quand Mathilde Havret y examine, de son côté, les multiples remaniements de deux de ses œuvres écrites pour la scène lyrique, Atys (1780) et La Fausse Pénélope (1785) :
« Poursuivant les recherches fondatrices qui ont œuvré à la réhabilitation de Marmontel, ce volume met au jour les paradoxes, voire les revirements, d’un auteur influent, qui joua un rôle fondamental dans la vie culturelle et artistique de la fin du XVIIIe siècle, et dont les tiraillements son caractéristiques de la seconde génération des Lumières.
Aujourd’hui, la recherche de la mesure et de la délicatesse, propre à Marmontel, continue à nous parler » (4e de couverture).
Rassemblant 27 contributions, ce fort volume de 532 pages s’ouvre sur le dernier texte de Jean Ehrard, « Comment se fit-il que la résurrection littéraire de Marmontel au XXe siècle commençât en Auvergne ? », et propose la première bibliographie des travaux sur la vie et l’œuvre de Marmontel, de 1800 à 2025, établie par John Renwick, avec la collaboration des trois responsables de l’ouvrage.
